La contre-visite au contrôle technique est une épreuve redoutée par de nombreux automobilistes. Elle signifie que votre véhicule présente des défaillances majeures ou critiques qui doivent être corrigées avant de pouvoir circuler légalement. Voici comment s'en sortir.
Qu'est-ce qu'une contre-visite ?
Depuis la réforme du contrôle technique de mai 2018, les résultats sont classés en trois catégories :
- Favorable : le véhicule est conforme, aucune contre-visite
- Défaillances majeures : contre-visite obligatoire dans un délai de 2 mois, mais vous pouvez circuler
- Défaillances critiques : contre-visite obligatoire, interdiction de circuler immédiatement (sauf pour rentrer chez vous ou aller directement chez un garagiste)
Les défaillances les plus fréquentes menant à une contre-visite
- Freins défectueux (usure excessive, fuite de liquide)
- Problèmes de direction
- Éclairage non conforme (feux cassés, non fonctionnels)
- Pneumatiques usés ou endommagés
- Suspension défaillante
- Émissions de polluants hors normes
- Problèmes de visibilité (pare-brise fissuré dans la zone de balayage)
Délai pour la contre-visite : que dit la réglementation 2026 ?
Pour les défaillances majeures, vous disposez de 2 mois pour effectuer les réparations et présenter votre véhicule à la contre-visite, dans le même centre ou un autre. Au-delà, vous devrez recommencer un contrôle technique complet.
Pour les défaillances critiques, vous ne pouvez pas circuler. Le véhicule doit être réparé et présenté en contre-visite avant tout déplacement (sauf sur la voie privée ou pour rejoindre un atelier de réparation directement).
Combien coûte une contre-visite ?
Le prix de la contre-visite est réglementé et varie selon les centres. En 2026, comptez généralement entre 20 et 35 €. Ce tarif est beaucoup moins élevé qu'un contrôle technique complet (entre 70 et 100 €). Certains centres appliquent la contre-visite gratuitement si vous avez effectué les réparations chez eux.
Impact sur la vente d'un véhicule
Pour vendre un véhicule de plus de 4 ans, un contrôle technique de moins de 6 mois est obligatoire (ou moins de 2 mois si une contre-visite est prescrite). Si votre voiture est en contre-visite, vous avez deux options :
- Effectuer les réparations et présenter la contre-visite avant la vente
- Vendre le véhicule "en l'état" en informant l'acheteur, qui devra alors effectuer les démarches lui-même — une réduction de prix est généralement négociée
Contre-visite et demande de carte grise
Pour obtenir une carte grise (changement de propriétaire, notamment), le contrôle technique doit être favorable ou présenter uniquement des défaillances mineures. Une contre-visite prescrite pour défaillances majeures n'empêche pas le transfert, mais une défaillance critique peut bloquer certaines démarches. Mieux vaut régulariser la situation avant de déposer votre dossier ANTS.
Comment se passe la contre-visite ?
- Faites réparer les points défaillants chez un garagiste (demandez une facture détaillée)
- Prenez rendez-vous dans un centre de contrôle technique (idem ou autre)
- Présentez votre véhicule avec le procès-verbal de contre-visite initial
- Le contrôleur vérifie uniquement les points défaillants mentionnés
- Si tout est conforme : nouvelle vignette et nouveau procès-verbal favorable
Peut-on circuler avec une contre-visite ?
Cela dépend du type de défaillance. En cas de défaillances majeures, oui — vous pouvez circuler pendant 2 mois. En cas de défaillances critiques, non — circuler expose à une amende de 135 € et une immobilisation du véhicule par les forces de l'ordre.